PS:travaux à partir de mars 2019 aller sur le site:

 

LIEN SITE:"STRORIES WITH SMARTPHONE"

(COMPULSIVE PHOTOGRAPHY)

"La réalité est ce qu'il y a de plus sublime" Pier Paolo Pasolini

LA PHOTOGRAPHIE EST LE MEDIUM AVEC LEQUEL JE M'EXPRIME

 

LIEN VERS UNE SERIE MASQUEE QUI DEVRAIT SE TROUVER DANS L.ONGLET VOYAGE :

"LES DERNIERS JOURS DE L'HIVER"    Doubs,environ d'Ornan, mars 2019

 

A propos de mes séries:

 

Mes séries photographiques sont à regarder de façon distinctes car elles abordent chacune un thème différent.
Chaque nouveau projet est une "exploration différente", fruit d'une expérience nouvelle avec à chaque fois un nouveau propos le plus souvent dans une continuité.

Pour résumer mon travail peut se séparer en trois parties principales:

 

-onglet"voyages" mes voyages qu'ils soient intérieurs ou vécus

                                                                                                   -onglets "carnets d'une petite ville"(cf bas de la page)

                                                                                           -onglet "Travaux politiques et sociaux" réflexions politiques et sociales sur la France contemporaine.

Je peux m'exprimer sur une série en particulier, parler de ma démarche, son sens et ce dont j'ai voulu parler mais répondre simplement et décrire mon travail dans sa globalité est difficile.

 

Cependant Je vais tenter de le faire:

 

Je peux dire que ma photographie est plus liée pour moi à la littérature à la poésie, au cinéma qu'à la photographie en elle-même, que j'envisage comme un médium parmi d'autres pour m'exprimer.

 

Jusqu'à 30 ans Je photographiais presque "sans penser" vagabondant toute la journée dans les rues de Paris à la recherche ce que l'on pourrait appeler des image "images fortes" dont je me suis éloigné maintenant, par désintérêt et une lassitude personnelle d'une forme de "photographie spectaculaire et verniculée", photographie du passé largement encore diffusées aujourd'hui.

 

La série "un conte venant du labyrinthe" est principalement influencée par le travail photographique de Christer Stromholm. (pARI, LONDRES, BRUXELLES/ 2008.2013

J'étais attiré par les grandes villes et animé par désir d'aventure inépuisable.

 

Mais mon retour de Paris m'a brutalement fait changer de vie et la façon dont j'envisageais la photographie a changé.

 

Pendant deux ans j'étais dans une impasse, je n'ai pas fait la moindre photographie, une seule série seulement, en deux parties auquel je suis attaché: "Chanson d'hiver", une ballade mélancolique dans le paysage alsacien suivie de la série "sous le ciel" influencé par les sensations que j'ai eu à 20 ans en regardant le film de Michelangelo Antonioni "Le désert rouge" ( Il deserto rosso en italien)  (une errance de Gênes en Italie jusqu'à Paris à travers les campagnes françaises et villes)

 

Tout simplement, photographier la province ne m'intéressait pas du tout à cette époque.

Je suis alors parti dans une direction où la réflexion et l'analyse comptaient plus que de réaliser une belle image.

J'ai donc commencé a m'intéresser à une petite ville de province au nord de l'Alsace dont sont originaires mes parents.

J'avais trouvé ici quelque chose à dire et j'ai commencé à décrire cette ville et mon rapport que j'entretiens avec elle.

 

Parallèlement j'ai voyagé avec beaucoup avec soin apporté à l'esthétique de mes photographies (travail essentiellement réalisé en argentique) (dans les villes Européennes) sous une forme de vagabondage ce que j'apppelle une"errance poétique"

 

Quand aux "Carnets d'une petite ville" Je n'ai eu (quand ce n'était pas nécessaire) aucune considération esthétique.

 

Flash, sans flash, floue pas floue, pixélisée, peu importe. Un modeste smarphone me convenait parfaitement ou bien un petit compact discret était l'outil idéal...ce que l'on voyait sur l'image et son sens était le plus souvent la seule chose qui comptait pour moi (tendance plus marquée à partir de la série "Super!")

 

texte du poète et ami Pierre Louis Aouston à propos de mon travail photographique:

"Mon ami Antoine Strecker, photographe, j'ai décidé de faire appel à lui pour son travail sans concession avec la photographie, une radicalité certaine, qui nous entraîne vers une beauté étrange, il y a un quelque chose quand on regarde ses photographies, un refus de l'immédiateté et puis une fois que l'album est refermé, on y repense, on les revoit, elles reviennent sans crier gare, au débotté comme ça, elles ne nous quittent plus. Antoine, le débauché des mondanités des villes, l'homme de l'usure des campagnes, il connaît bien ces deux territoires, son œil est juste et pénétré, son exigence photographique est un complice certain de mes poèmes écologiques, mes poèmes verts en frottement, en friction, avec mes poèmes économiques. Un objet-livre qui nous procure une atmosphère sans arrangement, une atmosphère ferrate comme une vérité solide." Pierre louis Aouston.

 

Texte qui a guidé mon travail et m'a donné une direction à suivre: "la survivance des lucioles".Essai critique du désespoir de Pier Paolo Pasolini sur la disparition des lucioles/ Par Didi Huberman:

 

Dante a, autrefois, imaginé qu'au creux de l'Enfer, dans la fosse des  conseillers perfides , s’agitent les petites lumières (luciole) des âmes mauvaises, bien loin de la grande et unique lumière (luce) promise au Paradis. Il semble bien que l’histoire moderne ait inversé ce rapport : les  conseillers perfides  s’agitent triomphalement sous les faisceaux de la grande lumière (télévisuelle, par exemple), tandis que les peuples sans pouvoir errent dans l’obscurité, telles des lucioles.
Pier Paolo Pasolini a pensé ce rapport entre les puissantes lumières du pouvoir et les lueurs survivantes des contre-pouvoirs. Mais il a fini par désespérer de cette résistance dans un texte fameux de 1975 sur la disparition des lucioles. Plus récemment, Giorgio Agamben a donné les assises philosophiques de ce pessimisme politique, depuis ses textes sur la  destruction de l’expérience  jusqu’à ses analyses du  règne  et de la  gloire .
On conteste ici ce pronostic sans recours pour notre  malaise dans la culture . Les lucioles n’ont disparu qu’à la vue de ceux qui ne sont plus à la bonne place pour les voir émettre leurs signaux lumineux. On tente de suivre la leçon de Walter Benjamin, pour qui déclin n’est pas disparition. Il faut  organiser le pessimisme , disait Benjamin. Et les images — pour peu qu’elles soient rigoureusement et modestement pensées, pensées par exemple comme images-lucioles — ouvrent l’espace pour une telle résistance.

Influences principales: (photographie) ( Sephen Shore, William Eggleston, Walker Evans,Sergio Larrain, Robert Frank (Les Américains), Eugene Smith (Pittsburgh), Mark Cohen, Fransceska Woodman, Vanessa Winship, Takuma Nakahira, Fukese Masahisa (for a language to come), (collectif Provok), Daido Moriyama, Anders Petersen (Café Lehmitz), JH engstrom (haunts, travaux sketch of Paris) Christer Stromholm (Poste restante), Antoine D'agata (Insomnia, Mala noce), Nan Goldin (ensemble de son oeuvre, Harry Grueyert, Mark Cohen...

 

Introduction aux CARNETS D'UNE PETITE VILLE (en 9 volumes. 2013-2019) (L'histoire d'un effondrement personnel)

 

("Images grises. Silvio","Interminable lundi","Alcool. Courrier adressé au désespoir" sont assemblés dans le même recueil et dans l'ordre présenté sur mon site internet)("images grises.Silvio", "interminable lundi" introduisent la série "Alcool. Courrier adressé au désespoir"

NB: Des maquettes destinées à être présenté aux galeristes et éditeurs ont été crées sur le site BLURB)

(de 2013 à 2018 je vivais entre Strasbourg et cette ville)

 

Elles sont le fruit d'une résistance, d'un long combat solitaire mené contre une petite ville isolée d'Alsace du nord, ville brutale et médiocre (ville dont sont originaires mes parents, moi étant parisisien)
Nulle beauté ici. Le regard ne peut s'y attarder longtemps sans s'éteindre, une ville à l'image du film Dogville de Lars Von Trier.

J'ai choisi de garder les yeux ouverts et affronter la violence (le mépris et l'indifférence) en la décrivant et en la documentant le plus justement possible et observer la façon de je résistais à une forme d'oppression.

​PS: certaines des images ont été réalisées à Strasbourg dans le quartier gare de Strasbourg, à Kehl en Allemagne et dans des bars d'hôtel et brasseries strasbourgeoises.

"Super plus. Pour en finir avec les carnets d'une petite ville"s'affranchit du lieu pour s'étendre plus largement et signifier mon épuisement à travailler sur ce thème.

 

 

A PROPOS DES SERIES:  (dans l'ordre présenté)

 

1: Gloomy days (2013): (retour de Paris) Je me sens à l'étroit ici. Il n'y a pas suffisamment d'air pour respirer. L'idiotie comme seul remède.

2: Space is the place: A force de rester coincé ici je me sens surréaliste, je tapote sur la table de café pour m'assurer que j'existe (travail réalisé dans un petit périmètre autour de la "place du village")

3: That's life!: analyse de possibilités réduites. L'absurdité décomplexée comme idée centrale.

4: Super: Je suis parti de cette citation de William Blake qui résume bien le livre: "l'énergie est délice"

Propos: La société de consommation vu comme un dérèglement proche du malaise. 
Nous sommes plus ou moins désaxés, perdus sans réelle direction où aller en dehors des normes sociales et en quête interminable de sens.
Pourquoi pas se mettre alors à déconner vraiment, s'amuser et faire n'importe quoi.

5: Jours de foot: Une parenthèse heureuse et festive durant la coupe d'Europe de 2016 dans une France en crise morale et sociale ( la plupart des images qui constituent ce livre ont étés prises à Strasbourg dans les bars et brasseries)

6: Cher photographe prends-en une dernière!:  (fin de partie). Je suis fatigué. Prendre des photographies de ce que je vois m'épuise et m'ennuie. Vers un glissement éthylique à partir de la série"super"(d'inspiration punk) vers la lente plongée dans la série "Alcool. Courrier adressé au désespoir"

7: Sway with me!: (travail réalisé à partir d'images trouvées dans "la poubelle" de mon (PC). Dans une idée de continuation et d'usure (de la série "cher photographe...prends-en une dernière) avant de "plonger" dans la série "Alcool. Courrier adressé au désespoir"

8: alcool. Courrier au désespoir.: (le propos est induit dans le titre) introduit par les séries "Images grises.Silvio"et "interminable lundi".

9: Super plus. Pour en finir avec les carnets d'une petite ville)(début 2019):  "je ne vois pas pourquoi j'esthétiserai une tas de merde, je le montre tel qu'il est" C.Bukowski.

Je ressens la nécessité de mettre un terme aux "carnets d'une petite ville".

 

A propos de la série "Voyage documentaire" France 2018-2019: (onglet travaux politiques sur mon site)

 

J'ai constaté que trop souvent quand on sort dans la rue (loin des bassins urbains "branchés" qui se développent actuellement et s'uniformisent), ce que l'on voit est dénaturé.

Le tissu social et économique a été détruit. L'environnement est dégradé.

ça affecte les gens et créé un malaise que l'on ressent.

 

Je n'ai donc fait que prendre modestement en photo ce que je voyais sans aucun arrangement avec un parti pris esthétique le plus objectif possible sans chercher à vernir la surface des choses.

 

Je pense que ces photos paraîtrons familières aux gens. Je pense aussi que la photographie en fixant les choses est de nature à rendre compte de ce fait.

J'ai donc fatigué mon regard pour rendre visible une catastrophe,

Je me suis attardé sur ce phénomène en voyageant dans des petites villes qui subissent la crise et fond écho au mouvement "des gilets jaunes" (même si cette série a été pensée bien avant le mouvement amorcé en septembre 2019.)

Je pense aussi plus globalement que les hommes politiques coupés du peuple et trop éloignés de leurs préoccupations ne sont plus en mesure de discerner ce qui est bon pour nous, prendre les bonnes décisions et pire encore l'installation d'un capitalisme amoral et brutal comme seul horizon possible encouragé ou du moins étrangement toléré par les états est très inquiétant et suicidaire pour nous tous.

 

Travaux photographiques Antoine Strecker 2004-2019